Published on November 12, 2024

Face à une guérilla urbaine utilisant des drones low-cost, la réponse ne réside pas seulement dans une course technologique anti-drones. La victoire exige une transformation systémique : l’armée doit devenir un organisme de combat multi-domaines capable de gérer la saturation informationnelle, d’assurer une logistique hyper-résiliente et d’adopter une agilité doctrinale où la vitesse de décision prime sur la puissance de feu brute. Il s’agit moins de détruire chaque drone que de rendre l’essaim inopérant en neutralisant son système nerveux.

L’image d’un char de combat de plusieurs millions d’euros, fleuron de la puissance conventionnelle, neutralisé par un simple drone FPV (First Person View) modifié coûtant quelques centaines de dollars, est devenue le symbole d’un bouleversement majeur dans l’art de la guerre. Face à une guérilla urbaine agile, disséminée et exploitant massivement des technologies civiles, les armées régulières se retrouvent confrontées à un défi existentiel. L’asymétrie n’est plus seulement celle du combattant, mais celle du coût, de la masse et de la saturation.

Les réponses traditionnelles, axées sur le déploiement de systèmes de brouillage ou l’amélioration du renseignement pour traquer les opérateurs, montrent rapidement leurs limites. Elles traitent les symptômes d’une nouvelle forme de belligérance sans en adresser la cause profonde : la démocratisation de la frappe de précision et la capacité de l’adversaire à transformer le champ de bataille en un environnement informationnel et physique totalement saturé. La doctrine, les équipements et la logistique hérités des conflits du XXe siècle sont mis à rude épreuve.

Mais si la véritable clé n’était pas de chercher une parade technologique à chaque menace, mais de repenser l’organisme militaire lui-même ? La question n’est plus tant de savoir comment une armée conventionnelle peut *vaincre* une guérilla “dronisée” au sens classique, mais comment elle doit se *transformer* pour opérer et dominer dans cet environnement. Cet article propose une analyse tactique et stratégique des mutations nécessaires, de la redéfinition du rôle des blindés à la nouvelle économie de la conflictualité, en passant par les impératifs de la guerre informationnelle et les dilemmes éthiques du soldat augmenté.

Ce guide explore en profondeur les huit piliers de cette transformation obligatoire, offrant aux stratèges, officiers et industriels de la défense une perspective complète pour s’adapter aux nouvelles formes de belligérance.

Pourquoi les essaims de drones low-cost saturent-ils les défenses anti-aériennes traditionnelles ?

La supériorité aérienne conventionnelle repose sur un postulat simple : disposer d’aéronefs et de systèmes de défense plus performants, mais moins nombreux, que ceux de l’adversaire. L’arrivée des essaims de drones civils modifiés pulvérise cette doctrine en substituant la qualité par une masse écrasante. Le problème n’est plus seulement technologique, il est économique et cognitif. Un missile intercepteur coûtant plusieurs centaines de milliers d’euros ne peut être une réponse viable à une menace qui, selon certaines données de fin 2023, peut atteindre une production de 50 000 drones FPV produits mensuellement pour quelques centaines de dollars chacun.

Cette asymétrie de coût crée une nouvelle économie de la conflictualité où l’attaquant peut se permettre un taux d’échec de 90% tout en restant gagnant. Mais l’effet le plus dévastateur est la saturation cognitive de l’opérateur humain. Un système de défense anti-aérien, même le plus sophistiqué, est conçu pour traiter un nombre fini de cibles simultanées. Face à des dizaines, voire des centaines de trajectoires convergentes, l’opérateur est submergé. Sa capacité à hiérarchiser les menaces, à engager les cibles et à gérer ses propres munitions s’effondre.

Centre de contrôle de défense aérienne avec opérateur face à de multiples signaux de drones

Ce schéma met en évidence la véritable nature du défi. La solution ne réside pas dans des intercepteurs plus rapides, mais dans des systèmes capables d’une prise de décision automatisée à grande échelle : des bulles de protection multi-couches combinant guerre électronique (brouillage, leurrage), armes à énergie dirigée (lasers, micro-ondes) et systèmes “hard-kill” de très courte portée et à faible coût, comme des mitrailleuses asservies par IA. L’objectif n’est plus d’abattre chaque drone un par un, mais de rendre l’essaim “aveugle”, “stupide” ou de le neutraliser en masse à un coût soutenable.

Comment combiner cyberattaques et forces spéciales pour déstabiliser un pays sans déclarer la guerre ?

La guerre hybride moderne efface la frontière entre le conflit ouvert et la compétition stratégique. Elle vise à paralyser un État de l’intérieur, en créant chaos et méfiance, sans jamais franchir le seuil d’une agression militaire caractérisée. Dans ce cadre, la synergie entre les opérations cybernétiques et l’action des forces spéciales représente l’outil de déstabilisation par excellence. Cette approche en deux temps permet de préparer le terrain numériquement avant de porter des coups physiques ciblés et difficilement attribuables.

La première phase est invisible : des cyberattaques massives visent les infrastructures critiques. Il ne s’agit pas seulement de vol de données, mais de sabotage. Des cas documentés en Europe depuis 2023 montrent des tentatives de piratage de réseaux d’eau potable, de systèmes hospitaliers ou de réseaux électriques, créant des pannes et une panique diffuse au sein de la population. Une augmentation de 75% des cyberattaques contre les pays de l’OTAN a été observée, illustrant l’intensification de cette guerre de l’ombre. Cette fragilisation numérique affaiblit la capacité de réponse de l’État et sature ses services d’urgence.

C’est sur ce terreau de confusion qu’interviennent les forces spéciales. Leurs missions ne sont plus les raids commandos traditionnels, mais des actions clandestines : sabotage de câbles sous-marins par des “flottes fantômes”, micro-drones larguant des explosifs sur des dépôts de munitions, ou encore organisation de campagnes de désinformation locales pour monter les communautés les unes contre les autres. La combinaison de ces deux vecteurs crée un effet de sidération stratégique. L’État ciblé est confronté à une multitude de crises simultanées, d’origine incertaine, qui érodent la confiance de la population dans sa capacité à la protéger, atteignant l’objectif de déstabilisation politique sans qu’un seul soldat en uniforme n’ait franchi la frontière.

Char lourd ou Véhicule agile : quel blindé pour le combat urbain de haute intensité ?

Le combat en zone urbaine dense (ZUD) a toujours été le cauchemar des forces blindées. Les rues étroites, les multiples angles de tir depuis les étages et les embuscades à courte portée nient les avantages de puissance et de portée des chars de combat principaux (MBT). L’avènement des drones FPV et des munitions “top-attack” a porté ce défi à un niveau critique, exposant la vulnérabilité de la partie la moins protégée des blindés : leur toit. Les retours d’expérience récents sont sans appel : des 19 chars Abrams sur 31 engagés ont été détruits ou capturés, principalement par des drones.

Face à ce constat, le dogme du char lourd, conçu pour les grandes plaines d’Europe, est remis en question. Faut-il l’abandonner au profit de véhicules plus légers, plus agiles et donc plus survivables en milieu urbain ? La réponse n’est pas si simple. Un blindé léger, s’il est plus mobile, reste extrêmement vulnérable aux armes antichars classiques et aux engins explosifs improvisés (EEI). L’abandon de la masse et du blindage n’est pas une solution en soi.

Véhicule blindé moderne entouré d'un dôme de protection électronique invisible

La véritable évolution réside dans la transformation du blindé, quel que soit son poids, en un hub tactique intégré. Le futur du combat urbain appartient au véhicule capable de générer sa propre bulle de protection multi-domaines. Cela inclut des systèmes de protection active (APS) pour intercepter roquettes et missiles, des blindages réactifs et des “cages” anti-drones, comme les adaptations observées sur les AMX-10RC ukrainiens. Mais surtout, cela passe par des capacités de guerre électronique embarquées, capables de détecter et neutraliser les drones à proximité, et une interconnexion totale avec l’infanterie débarquée et les autres plateformes. Le blindé n’est plus un simple “canon sur chenilles”, mais le nœud central d’un réseau de capteurs et d’effecteurs qui lui assure une vision à 360 degrés et une capacité de réponse instantanée.

Le risque de la pénurie de munitions qui stoppe une offensive après 10 jours de combat

La guerre de haute intensité est une affaire de logistique avant d’être une affaire de tactique. Les conflits récents ont rappelé cette vérité fondamentale avec une brutalité nouvelle : la consommation de munitions, en particulier de projectiles d’artillerie et de drones, atteint des niveaux que les chaînes de production occidentales, optimisées pour la paix et les flux tendus, ne peuvent soutenir. Le risque n’est plus une défaite sur le champ de bataille, mais l’arrêt pur et simple d’une offensive au bout de quelques jours, faute de munitions. C’est la menace de la rupture logistique.

L’exemple des drones est le plus frappant. Un militaire ukrainien le résume parfaitement : “C’est bien simple, on utilise les drones comme on utilise une cartouche”. Cette phrase illustre un changement de paradigme. Le drone n’est plus un atout de haute valeur, mais un consommable tactique. Les chiffres confirment cette tendance avec une multiplication par 10 de la production selon les données ukrainiennes, passant de 20 000 à 200 000 unités par mois entre 2024 et 2025. Une armée conventionnelle qui ne peut rivaliser avec ce volume de production et de déploiement est condamnée à être submergée.

C’est bien simple, on utilise les drones comme on utilise une cartouche

– Militaire ukrainien anonyme, Article RTS sur la guerre des drones

Vaincre une guérilla “dronisée” impose donc de repenser intégralement l’économie de guerre. Cela passe par plusieurs axes : relocaliser la production de munitions de base, développer des filières de production de drones low-cost souveraines, et surtout, innover dans la logistique du dernier kilomètre. Acheminer des tonnes de matériel jusqu’à la ligne de front sous la menace constante de drones de reconnaissance et d’attaque est un défi majeur. La solution passe par la robotisation du ravitaillement, l’utilisation de drones logistiques autonomes et la constitution de stocks dispersés et durcis. Sans une supériorité logistique écrasante, la plus brillante des manœuvres est vouée à l’échec.

Quand le soldat doit-il désobéir face à un ordre illégal en zone de contre-insurrection ?

La question de la désobéissance à un ordre “manifestement illégal” est un pilier du droit de la guerre et de l’éthique militaire. Cependant, en contexte de contre-insurrection urbaine, face à un ennemi fluide et souvent indiscernable de la population civile, cette question acquiert une complexité tragique. La fatigue, le stress et l’ambiguïté permanente du champ de bataille peuvent altérer le jugement. La situation se complique encore avec l’introduction progressive de l’intelligence artificielle dans la boucle de décision, posant la question de la responsabilité ultime.

L’arrivée des Systèmes d’Armes Létales Autonomes (SALA) pourrait marquer une rupture fondamentale. Comme le souligne le philosophe Benoît Olié, “c’est la machine qui tue, non plus le combattant”. Le premier cas documenté d’une attaque menée par un drone utilisant l’IA de manière autonome, sans commandement humain direct, a eu lieu en Libye en 2020. Un drone turc a “traqué et engagé” des forces ennemies en fuite. Cet événement soulève une question vertigineuse : si la décision de tir est déléguée à un algorithme, où se situe la responsabilité morale et légale ? Qui “désobéit” si l’ordre vient d’une machine ?

Pour l’armée conventionnelle, la réponse ne peut être que doctrinale et formative. Elle doit renforcer de manière obsessionnelle la formation éthique et juridique de ses soldats et de ses officiers. Chaque combattant doit non seulement maîtriser les règles d’engagement (ROE), mais aussi comprendre l’intention stratégique qui les sous-tend. Il doit être formé à gérer la friction doctrinale : l’écart entre la procédure écrite et la réalité chaotique du terrain. Cela implique de donner aux échelons subalternes une plus grande autonomie de décision, encadrée par une éthique de responsabilité sans faille. Face à un ordre qui met en péril des vies civiles sans avantage militaire décisif, le devoir du soldat n’est pas une obéissance aveugle, mais un questionnement éclairé vers sa hiérarchie.

Comment assurer l’interopérabilité des armées alliées sans sacrifier son industrie de défense ?

Dans un conflit de haute intensité impliquant une coalition, l’interopérabilité est le multiplicateur de force par excellence. La capacité des unités de différentes nations à communiquer, partager des données et opérer conjointement est cruciale. Cependant, cet impératif se heurte souvent aux intérêts industriels et stratégiques nationaux. Chaque pays cherche à préserver sa Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD), source d’emplois, de souveraineté et d’exportations. Le défi est donc de trouver un équilibre entre la standardisation nécessaire à l’interopérabilité et la préservation de l’innovation et de la diversité industrielle.

Le marché des drones militaires, qui devrait connaître une croissance de 38% du marché des drones militaires en 5 ans, illustre parfaitement ce dilemme. La disparité des coûts entre les systèmes est énorme, comme le montre le tableau suivant, influençant les choix d’acquisition de chaque nation.

Comparaison des coûts : drones low-cost vs systèmes traditionnels
Type de système Coût unitaire Pays producteur
Drone FPV civil modifié 500-1000 € Ukraine/Russie
Drone Shahed 136 20 000 $ Iran
Bayraktar TB2 5 millions $ Turquie
Missile anti-aérien standard 100 000 € OTAN

La solution ne réside pas dans l’adoption d’un unique modèle d’équipement pour tous (“acheter américain” ou “acheter européen”), ce qui serait industriellement et politiquement irréaliste. La clé est de se concentrer sur la standardisation des interfaces, des protocoles et des données. Plutôt que de forcer tout le monde à utiliser le même char, il faut s’assurer que le char français, le système d’artillerie allemand et le drone polonais puissent échanger des données de ciblage en temps réel, de manière sécurisée et transparente. L’OTAN, à travers ses STANAG (accords de normalisation), joue un rôle central dans cette démarche. L’avenir de l’interopérabilité est celui de “l’architecture ouverte”, où chaque industrie nationale peut développer ses propres plateformes, à condition qu’elles puissent se “brancher” sur le réseau de combat commun de l’Alliance.

Problème de sécurité : comment informer depuis un théâtre d’opérations sans devenir une cible ?

À l’ère de la guerre de l’information, communiquer depuis une zone de combat est devenu aussi dangereux que combattre. Chaque émission radio, chaque connexion satellite, chaque téléphone portable allumé est une signature électromagnétique qui peut être détectée, localisée et ciblée en quelques secondes par l’artillerie ou un drone. Pour une armée conventionnelle, dont le fonctionnement repose sur un flux constant d’ordres et de rapports (C4ISTAR), ce défi est vital. Comment maintenir le commandement et le contrôle sans exposer ses unités et ses postes de commandement ?

La survie sur le champ de bataille moderne impose une discipline électromagnétique de fer. Il ne s’agit plus seulement de chiffrer les communications, mais de gérer activement son empreinte spectrale. Les soldats doivent apprendre à opérer en silence radio prolongé, à utiliser des modes de transmission très brefs et à faible puissance (rafales de données), et à se méfier de tout appareil électronique personnel. La règle est simple : si ça émet, ça peut vous tuer. Les correspondants de guerre et les unités sur le terrain doivent adopter des protocoles stricts pour minimiser leur vulnérabilité.

Plan d’action : protocoles de discrétion numérique

  1. Points de contact : Désactiver systématiquement le Wi-Fi et le Bluetooth sur tous les appareils, même ceux jugés non critiques.
  2. Collecte : N’utiliser que des téléphones et radios cryptés, approuvés et dont les fonctions de géolocalisation sont physiquement neutralisées.
  3. Cohérence : Purger systématiquement les métadonnées (EXIF) de toutes les photos, vidéos et documents avant toute transmission.
  4. Mémorabilité/émotion : Éviter toute signature électromagnétique identifiable, comme des communications régulières à heures fixes ou depuis le même emplacement.
  5. Plan d’intégration : Envisager la création de faux signaux (leurres électromagnétiques) pour tromper la surveillance ennemie et masquer les véritables positions.

Au-delà de ces mesures passives, la contre-mesure active devient essentielle. La guerre électronique offensive, visant à brouiller les capacités de détection adverses, est une composante clé. Il s’agit de créer un “brouillard de guerre” numérique pour masquer ses propres activités. En fin de compte, la solution réside dans un équilibre subtil : communiquer juste assez pour assurer la coordination, mais jamais assez pour offrir une cible claire à l’ennemi. C’est l’art de se fondre dans le bruit de fond électromagnétique du champ de bataille.

À retenir

  • La victoire ne dépend plus de la supériorité technologique unitaire, mais de la capacité à gérer la saturation de masse.
  • Le combat moderne est multi-domaines : la cyberguerre, la guerre électronique et l’information sont aussi décisives que l’action physique.
  • La logistique et l’économie de guerre redeviennent le centre de gravité stratégique, imposant une refonte des chaînes de production.

Comment redéfinir le rôle de l’OTAN face aux nouvelles menaces hybrides ?

Fondée pour contrer une menace militaire conventionnelle et clairement identifiée, l’OTAN doit aujourd’hui adapter sa posture et sa doctrine à un spectre de menaces beaucoup plus ambigu. Les agressions hybrides, combinant désinformation, cyberattaques, pressions économiques et actions clandestines, sont conçues pour opérer sous le seuil de l’Article 5, le pilier de la défense collective de l’Alliance. Le défi pour l’OTAN n’est pas de se préparer à “la” guerre, mais à un état de conflictualité permanent où l’adversaire cherche à diviser et affaiblir l’Alliance sans jamais déclencher une réponse militaire unanime.

La première étape de cette redéfinition a été de reconnaître officiellement la gravité de ces menaces. L’Alliance a franchi un pas décisif en affirmant sa position. Comme le stipule un document officiel, “Depuis 2016, l’Alliance a publiquement déclaré que des actions hybrides contre un ou plusieurs Alliés pourraient conduire à une décision d’invoquer l’Article 5“. Cette déclaration est un signal de dissuasion fort : une cyberattaque massive paralysant un pays membre pourrait, en théorie, être considérée comme une attaque armée.

Cependant, la dissuasion ne suffit pas. La redéfinition du rôle de l’OTAN passe par le renforcement de la résilience collective de ses membres. Cela implique des actions concrètes : création d’équipes de soutien interarmées pour aider un Allié victime d’une attaque hybride, partage systématique du renseignement sur les menaces, et réalisation d’exercices simulant des scénarios de crise complexes (panne de courant généralisée, campagne de désinformation massive, etc.). La coopération avec l’Union Européenne, qui dispose de leviers non-militaires (sanctions économiques, régulation numérique), est également essentielle. Le nouveau rôle de l’OTAN est moins celui d’un bouclier militaire que celui d’un écosystème de sécurité globale, capable de détecter, d’attribuer et de répondre à une agression, quelle que soit sa forme.

Pour rester pertinente, l’Alliance doit achever sa transformation d’une organisation de défense militaire à une organisation de sécurité multidimensionnelle.

Pour mettre en œuvre ces transformations stratégiques, l’étape suivante consiste à intégrer ces nouveaux paradigmes dans les cycles de planification, de formation et d’acquisition de chaque force armée nationale et au sein des commandements alliés.

Written by Marc Valéry, Analyste en géopolitique et stratégie de défense, ancien diplomate avec 25 ans d'expérience au sein d'organisations internationales et de think tanks stratégiques. Spécialiste des relations internationales, de la gestion des crises systémiques et de la souveraineté industrielle.